[Vidéo] Chronique du livre : Courir avec les Kényans (Partie 2/2)


Aujourd’hui, je voulais vous faire partager en vidéo la chronique du livre : Courir avec les Kényans, les secrets des hommes les plus rapides du monde. J’ai mis du temps à trouver un petit moment pour finir intégralement le livre mais ça y est, je l’ai fini. Ouf ! Enfin ! Ce n’est pas trop tôt. ;) Avant de visionner cette vidéo, je vous invite à lire la première partie de ma chronique du livre : Courir avec les Kényans

Je vous invite tout d’abord à lire la première partie de la chronique du livre : Courir avec les Kényans : Les secrets des hommes les plus rapides du Monde

Par Adharanad Finn, traduit de l’anglais par Thierry Piélat,aux éditions JC Lattès :  355 pages

Chapitre 13 : Si on pouvait courir sans se fatiguer, je crois que personne n’aurait souvent envie de faire autre chose. C.S Lewis

Aujourd’hui, le but est de courir 30 kilomètres, mais je serai content de tenir jusqu’à mi-distance. Nous partons à une allure tranquille (les cinq premiers kilomètres en 24 minutes). A dix kilomètres, Godfrey arrête la voiture pour que Lila et Uma nous tendent nos bouteilles d’eau. Godfrey nous crie que nous avons parcouru les cinq derniers kilomètres en vingt deux minutes. Ça s’accélère.

Chose étonnante, ça va bien. La nouvelle allure me convient même parfaitement. Mais je sens que je force trop. Je vais m’arrêter au 15ème kilomètre. La décision est définitive. J’aperçois devant moi le pick-up stationné au quinzième kilomètre.

Vous avez mis un peu moins de vingt minutes pour couvrir les 5 derniers kilomètres. Ça fait du bien de s’arrêter. Quelques dizaines de minutes plus tard, c’est la fin de l’entraînement.

Chapitre 14 : Le petit espace intérieur du cœur est aussi vaste que l’univers. Upanishads

Un soir, dans l’obscurité, j’assiste au Marathon de Boston. Moins d’un mois avant de trouver la mort, Sammy Wanjiru est installé sur l’un des bancs devant nous, pris de délire comme les autres quand le kényan Geoffrey Mutai le remporte en 2 heures trois minutes et 2 secondes. Au Kenya, beaucoup d’athlètes savent que courir peut rapporter gros. Il ne doit pas avoir beaucoup de pays au monde où l’on peut quitter sa famille plongée dans la pauvreté en déclarant que l’on veut devenir un ou une athlète, autrement dit passer la majeure partie de la journée à se reposer et dormir, et où l’on vous répond : parfait, on va te donner le peu d’argent qu’on a pour t’aider.

Beaucoup de gens au Kenya croient, à tort, que tous les athlètes sont riches. Un athlète de haut niveau moyen m’a raconté un jour que, lorsqu’il courait, il y avait toujours des enfants pour lui crier : « Achète-moi une voiture !». 

Récemment, le succès des Kényans dans le circuit mondial des courses sur route, là où l’on brasse le plus d’argent, a dépassé de beaucoup leurs performances sur piste. Presque tous les marathons ou semi-marathons des grandes villes, de Bruxelles à semi-marathons des grandes villes, de Bruxelles à Bogota en passant par Boston, sont gagnés par un Kényan. En revanche, aux deux derniers Championnats du monde d’athlétisme, le Kenya n’a remporté qu’une médaille de bronze dans le 5000 mètres et le 10 000 mètres hommes.

Maintenant que la course à pied est unanimement considérée comme la voie permettant de s’en sortir, comme le football au Brésil ou le Criket en Inde, partout dans la vallée du Rift elle est suivie par des milliers de gens, comme Béatrice et Japhet. Résultat, plus que jamais, le Kenya domine les courses de fond.

Courir avec les Kényans

Chapitre 15 : Harambee Devise officielle du Kenya

Iten n’a pas toujours été un tremplin pour les jeunes talents de la course à pied. Lorsque les Kényans ont commencé à attirer l’attention par leurs exploits, c’était surtout les coureurs de Nandi Hills, plus au sud, qui dominaient.

L’influence Iten est célébrée chaque année au cours de sa journée des sports et du tourisme. « Iten est l’usine de la course à pied Kényane, me dit son organisateur sur le terrain de sport du centre-ville. ». D’où l’idée de cette journée.

Elle débute comme il se doit par une course. La course débute à 8h30. Les spectateurs sont peu nombreux. Les prix sont faiblement dotés. Toute la journée, il y a des courses. A la fin de la journée, les prix sont alors distribués aux coureurs, qui ont terminé leur course neuf heures plus tôt.

Malgré l’incroyable domination exercée par le pays dans l’un des sports les plus populaires du monde, si l’on arrête quelqu’un dans la rue d’une ville occidentale pour lui demander de citer le nom ne serait-ce que d’un coureur Kényan, il aura probablement du mal à répondre. L’une des raisons de cet anonymat relatif tient à la timidité des athlètes.

Contrairement aux athlètes d’autres régions du monde, comme le Jamaïcan Usain Bolt, les coureurs Kényans ne cherchent pas à être sous les projecteurs de l’actualité.

Chapitre 16 : Je ne sais même pas pourquoi je cours… J’imagine que j’en ai tout simplement envie. J.D. Salinger, L’Attrape-cœur.

Le lendemain, j’assiste au championnat national kényan de cross-country. Il est probablement l’une des courses les plus compétitives et les plus disputées au monde. Une centaine des meilleurs Kényans de chaque tranche d’âge s’y rassemble, les plus rapides parmi les plus rapides, rivalisent entre eux pour décrocher les quelques places disponibles dans l’équipe nationale envoyée aux Championnats du monde. C’est la plus grande concentration imaginable de coureurs remarquables.

Pour assister au spectacle et, espéré-je, en apprendre peut-être davantage sur les secrets des coureurs Kényans. La moitié d’Iten semble être venue assister à la course dans les jardins Uhuru, au centre de Nairobi ; ça galope en tous sens le long du parcours pour voir les coureurs le mieux possible. Outre les passionnés dans mon genre, il y a là les entraîneurs et les agents, qui encouragent leurs poulains avec des cris bourrus. Lorsque l’un de leur athlètes gagne, ils sourient jusqu’aux oreilles et se tapent dans la main comme des traders de la City voyant leurs actions monter.

Chapitre 17 : Il était seul. Il était ignoré, heureux et proche de la source jaillissante de la vie. James Joyce, Portrait de l’artiste en jeune homme

Je me suis arrêté ici pour vous. Il y a 25 chapitres plus un épilogue. Je vous laisse le suspens. ;) Vous apprendrez plein de détail croustillants et vous saurez si le journaliste Britannique Adharanand Finn, coureur occasionnel et journaliste professionnel a réussi à faire descendre ses chronomètres personnels. ;)

La note de Blog course à Pied 18/20

Les points positifs du livre :

  1. Si vous êtes comme moi, fasciné par la capacité des Kenyans à gagner les différents marathons de Paris, New York, Dubai,…ce livre vous plaira car l’auteur révèle en détail son quotidien pendant 6 mois auprès des meilleurs athlètes de la planète.
  2. Ce livre est très agréable à lire. C’est comme une histoire et l’on comprend vraiment pourquoi les coureurs Kényans domineront encore le monde dans les années et les décennies à venir.
  3. Accessibles à tout le monde sans aucun problème.

Les points négatifs du Livre :

  1. Ce livre est un livre spécifiquement sur le Kenya. C’est une histoire. Vous n’allez pas découvrir un entraînement type ou quoique ce soit d’autres. Le livre évoque juste les coulisses du quotidien des meilleurs athlètes Kenyans.
  2. Si vous êtes indifférents par rapport à la réussite des Kényans en course à pied, je ne pense pas que le livre vous plaira.

Par Adharanad Finn, traduit de l’anglais par Thierry Piélat,aux éditions JC Lattès :  355 pages

Et vous ?

Avez-vous déjà lu ce livre ? Si oui, quels sont pour vous les points positifs et les points négatifs de cet ouvrage ? Laissez-moi votre réponse dans les commentaires du blog. ;)

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Maxence Rigottier

Maxence Rigottier

    8 Commentaires

    •    Répondre

      J’ai adoré ce livre… d’autant plus je coure, vis au Kenya et que mon 1er semi-marathon que j’ai effectué au Kenya est celui de Lewa, celui pour lequel Adharanand Finn est venu pour s’entraîner… Si vous êtes coureur à lire absolument… La vie qu’il raconte est tout à fait vrai, ainsi que tout le ressenti après une course…

      • Bonjour Myriam,

        Merci pour ton retour d’expérience.
        Tu habites encore au Kenya en se moment ? C’est une destination qui me donnerait bien envie d’y aller prochainement. :)

    •    Répondre

      Salut Maxence,
      Le commentaire de l’ancêtre:
      Je n’ai pas lu le livre sur les kényans. Mais je me souviens de la première apparition de Kipchoge Keino le Kénian précurseur de la future domination des hommes des hauts plateaux. Le sport est pour eux la porte de sortie de leur condition. Ils mangent, ils dorment, ils respirent athlétisme. Leurs moyens ne leur permettent pas de disposer de tous les loisirs techniques que nous possédons. Leurs urgences consistent simplement à vivre de manière décente. En 1965 (à 17 ans) j’étais dans les mêmes dispositions. Après un cross des écoles, je finis deuxième derrière un gars deux fois plus grand que moi. J’ai aimé ce jour là. De ce jour, j’ai mangé, dormi, respiré, pensé course à pied. Tout étais bon pour progresser tant sur le plan mental que physique. Lorsque je marchais dans la rue je poussais jusqu’au bout du pied quitte à paraître un peu bizarre, lorsque je m’entrainais je me voyais tout le temps en compétition, avec des concurrents autour de moi: je visualisais sans arrêt. Beaucoup d’autres choses également………mais je ne voudrais pas prendre toute la place. Je suis absolument certain que c’est ce qui m’a amener à réussir 8mn45 sur 3000m en junior en 1966. Ce n’est pas un fantastique exploit en soi, mais je n’y serai jamais arrivé sans cette foi de tous les instants. Pardonnes-moi d’avoir parlé de moi, ce n’étais qu’un témoignage par rapport au kénians pour dire que je comprends parfaitement la réussite des kényans et de bien d’autres africains. Tant que leur niveau de vie restera ou il en est, la rage de réussir les habitera.
      Amicalement
      André

      • Salut André,

        Tout d’abord, félicitations pour ce chronomètre de 8 minutes 45 secondes sur 3000 mètres, c’est vraiment excellent. :)
        Je crois que tu as parfaitement résumé la situation, plus on vibre pour quelque chose, plus on a foi dans son projet et plus on va réaliser quelque chose de grand car on a une motivation suprême de réussir. ;)

        Les Kényans sont une parfaite illustration de tout cela, c’est vraiment incroyable à lire.
        Au plaisir.

    •    Répondre

      Super vidéo Max, ça donne envie!!! Je retiens que la discipline et l'application à l'entrainement qui s'exprime au heure de départ pour les kenyans est une clef de la réussite.

      • Salut Nicolas,

        Merci pour tes encouragements. ;) Après la lecture de cet ouvrage, j’ai compris une nouvelle fois pourquoi les Kényans étaient et seront aussi forts dans le futur.
        Depuis leur naissance, ils vont à l’école en courant. En France, on va à l’école en voiture ou en bus. Bref, les meilleurs coureurs Kényans sont issus
        de la campagne. S’il avait vécu en ville, il aurait un peu plus de mal à faire de telles performances car le confort serait plus important pour eux.
        On pourrait employer cette phrase « Courir pour sortir de la misère ou mourir ».

    •    Répondre

      J’ai lu ce livre, j’ai bien aimé, ça ressemble plus à un roman qu’à un reportage, très agréable à lire!
      Les Kenyans ont une vie simple mais dure pour nous, la course à pied c’est d’abord un mode de vie, un mode de déplacement à la base!!
      On n’apprend pas des techniques de course dans ce livre mais on apprend par exemple qu’ils font des footings avec beaucoup de relances, de changements de rythmes, des côtes…
      Ils courent, mangent de l’ugali, et se reposent, se surpassent à l’entraînement et en course à l’étranger pour revenir au pays et vivre paisiblement…
      A lire!!

      • Salut JP,

        Merci pour ton retour d’expérience.
        Si on devait résumer leur journée, c’est dormir, courir, manger,repos,courir,…

        Et pas quelque chose de plus. C’est impressionnant.
        Au plaisir.

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